Fanny Piñel est née dans les terres du Nord de la France. Elle vit et travaille actuellement à Lille où elle creuse, griffe, encre, imprime tout ce qui passe à sa portée. La gravure et toutes les techniques d'impression (pochoir notamment) représentent son medium de prédilection mais elle dessine également, du tout petit format au très grand. C'est en pleins et en creux qu'elle sonde le monde et les âmes, pour rendre compte avec le plus de sensibilité possible des expériences du vivant qui s'offrent à son regard.

Son univers est à la fois empreint de gravité et de douceur. Elle cherche avant toute chose à traduire à sa manière la complexité des choses, des êtres et des pensées.

Elle fait également partie du collectif de micro-édition Les Piñatas.

 

"Dans un monde saturé d'images de toutes sortes, peut-on croire encore en la magie et la force de l'expression plastique? C'est quand elle ne dit pas tout que l'image m'interpelle et me fascine. C'est pourquoi j'aime développer un univers empreint d'étrangeté.

Dessiner, creuser, griffer, encrer, essuyer, imprimer, nettoyer, recommencer.
J’aime la gravure, le rapport charnel avec la matière, le lent maniement des outils et la temporalité si particulière qui en découle. Cela me permet de faire un petit pas de côté, d'interpréter le monde avec un oeil curieux.

Je cherche l'inspiration dans les interstices du quotidien. Mon propre vécu, celui de mes proches ou d'individu-u-e-s croisé-e-s alimentent mon imaginaire. Mon travail est également traversé par des problématiques qui me sont chères : féminisme, luttes décoloniales...
Je cherche, avec la gouge ou tout autre outil faisant apparaître une empreinte, l’envers du décor, les pleins et les creux : Territoires invisibles.
Travail d’illustration autour du beau conte de Murielle Mobengo « Le Gazibou », sur les identités mouvantes. Images plus intimes, traversées d’histoires réelles et imaginaires, histoires de luttes, mémoires collectives et individuelles.
Mes images portent les traces de mon rapport au monde mais résonnent aussi comme des énigmes où j’ai envie que chacun-e puisse s’attarder et trouver peut-être, lorsque les temps sont durs, une terre d’accueil.
Alors bienvenu-e-s